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Étude Produits hygiène

Diarrhées néonatales des porcelets : des solutions pérennes et sans risque existent

Face à la persistance des diarrhées néonatales en maternité et aux enjeux croissants liés à l’antibiorésistance, de nouvelles approches préventives basées sur la maîtrise du microbisme environnemental émergent dans les élevages porcins. Des résultats récents présentés lors des Journées de la Recherche Porcine mettent en lumière l’intérêt de stratégies biosécuritaires utilisant des flores protectrices pour réduire le recours aux antibiotiques.

Un constat économique lourd pour les élevages

Selon un référentiel technico-économique porcin français (2022), les diarrhées néonatales des porcelets peuvent représenter un coût d’environ 134 € par truie et par an, pour un taux de pertes avoisinant 10 %.

Ces pertes financières s’expliquent notamment par l’augmentation des soins vétérinaires ainsi que de la charge de travail, les dépenses en antibiotiques et vaccins, la mortalité néonatale et enfin, le ralentissement de la croissance des porcelets. Au-delà du coût direct, ces troubles digestifs affectent durablement les performances technico-économiques des élevages.

Une forte vulnérabilité du porcelet à la naissance

Le porcelet à la naissance présente une immunité encore immature. Ainsi, dans un environnement de maternité contaminé par des bactéries pathogènes telles que Escherichia coli, le risque d’infection est élevé. Certaines souches porcines d’E. coli présentent aujourd’hui plus de 50 % de résistance à diverses classes d’antibiotiques, ce qui peut limiter l’efficacité des traitements.

L’antibiorésistance : un enjeu économique mondial

À l’échelle internationale, la résistance aux antibiotiques représente un risque économique majeur pour l’agriculture et la santé publique dans une approche « One Health ». Les projections mondiales estiment des pertes potentielles de plusieurs milliers de milliards de dollars d’ici 2050 si aucune action durable n’est mise en place.

En France, bien que des politiques telles que le plan Écoantibio aient permis de réduire significativement l’usage des antibiotiques en élevage, la prévention reste le levier le plus fiable et économiquement durable pour limiter l’émergence de souches résistantes affectant à la fois l’animal et l’Homme.

Prévenir plutôt que guérir : une solution biosécuritaire innovante et rentable

Dans les élevages confrontés à des diarrhées néonatales d’origine bactérienne, l’application de flores de barrière multi-souches issues de la technologie Cobiotex constitue une alternative efficace et durable.

Ces flores bénéfiques développées par la société Dietaxion, améliorent le microbisme des salles de maternité et limitent la prolifération des bactéries pathogènes. Cette approche présente également plusieurs bénéfices complémentaires, tels que la réduction significative des traitements antibiotiques, la diminution des émanations d’ammoniac, une meilleure valorisation des effluents ainsi qu’un coût de mise en œuvre maîtrisé.

Une solution au protocole simple et accessible

Après le nettoyage, la désinfection et le séchage de la salle, nébuliser dans un premier temps la solution soluble Cobiotex® Elit sur les sols et les murs. Ensuite, épandre la poudre Cobiotex® 410 dans les cases à l’entrée des truies en maternité, puis lors de la mise-bas (J0), ainsi qu’à J7 et J14.

Une réponse avec des résultats probants, observés en élevage

Les données collectées (1) en élevage montrent une amélioration progressive des résultats sanitaires au fil des bandes. Ainsi, une réduction de 53,9 % de porcelets traités pour diarrhées est observée dès la 5ᵉ bande traitée (P<0,001). L’amélioration se poursuit jusqu’à la 10ᵉ bande, avec une baisse de 68,6 % du recours aux antibiotiques (P<0,001), soit 6,8 % de porcelets traités contre 21,7 % initialement.

Le bilan démontre qu’une stratégie préventive basée sur la maîtrise du microbisme environnemental constitue une alternative crédible, durable et économiquement pertinente.

Évolution de la proportion de porcelets traités aux antibiotiques au cours des 10 semaines d’application des flores de barrière
Évolution de la proportion de porcelets traités aux antibiotiques au cours des 10 semaines d’application des flores de barrière
Evolution de la proportion de la flore bénéfique/flore pathogène au cours des 10 semaines d’application des flores de barrière
Evolution de la proportion de la flore bénéfique/flore pathogène au cours des 10 semaines d’application des flores de barrière
(1)Source poster JRP 2026 (C. MARECAILLE1, JL. SEVIN2, H. PITHON1, X. ROULLEAU1 ((1DIETAXION – 283 rue Ampère, ZA de la Noë Bachelon – 44430 LE LOROUX BOTTEREAU 2SOCAVET – 56 rue Jacques Cartier, 22600 LOUDEAC)
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